
Le goût des livres
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Bon dimanche
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Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par des chemins, à l'est par un cours d'eau (Abandon)
Habituellement je ne mentionne pas mes abandons de lecture puisque je ne suis pas allée au bout. Si j'évoque celui-ci, c'est que je m'étais engagée dans une lecture commune sur László Krasznahorkai, Prix Nobel de littérature 2025 et que j'avais ce titre dans ma PAL.
J'ai abandonné à une soixantaine de pages, je n'étais pas la bonne lectrice ou ce n'était pas le bon moment.
Ce ne sont pas les longues phrases qui m'ont posé problème, la beauté de l'écriture est indéniable, mais il m'a manqué une histoire à laquelle m'accrocher. Le fil conducteur de la quête d'un jardin mythique quelque part dans un monastère japonais ne m'a pas suffit. Je me sentais dans un brouillard qui me perdait de plus en plus. Je n'ai pas insisté.
L'avez-vous lu ? Avec vous des conseils à me donner pour tenter un autre titre ?
Lecture commune avec Cleanthe Ingannmic Keisha Sybilline Virginie Vertigo
László Krasznahorkai - Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par des chemins, à l'est par un cours d'eau - 192 pages
Traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly
Babel - 2017 -
Rosá & Björk

"Le sang bouillonnait dans ses veines. Le froid était suivi d’une chaleur réconfortante. Nager dans la mer avait remédié à la sensation de pesanteur qui flottait en elle. Elle plia sa serviette, la reposa sur le banc en bois et s’assit un instant dans l’air froid. La sensation du vent contre sa peau refroidie par l’eau de mer était agréable."
Retour en Islande, dans les fjords de l'ouest, avec Hildur l'inspectrice de police et son adjoint finlandais, Jakob Johanson. Facile à reconnaître, c'est lui qui tricote pour se détendre ou réfléchir. Accessoirement il fait de très beaux pulls.
J'avais aimé la première enquête, Hildur, et m'étais attachée rapidement aux policiers, tourmentés tous les deux par des problèmes personnels envahissants.
Pour Hildur, c'est la disparition de ses deux petites soeurs lorsqu'elle était enfant qui la taraude. Dans la première enquête, elle pensait retrouver leurs traces et peut-être résoudre le mystère de leur volatilisation, sans avoir laissé le moindre indice.
Quant à Jakob, il se bat pour avoir le droit de parler à son fils, resté en Finlande, avec sa mère, après leur séparation. Son ex-femme fait tout pour le soustraire à ce droit, jusqu'au renoncement de Jakob. Ce qu'il n'a pas l'intention de laisser faire.
lls en sont là lorsqu'un homme politique très influent est tué et à en croire son entourage, nombreux sont ceux (ou celles) qui avaient de bonnes raisons de souhaiter sa mort. Plus tard, ils s'apercevront que la mort d'un pilote d'avion, attribuée à un accident, est en fait liée à celle du politicien.
J'avoue m'être plus intéressée à la vie privée d'Hildur et Jakob qu'aux problèmes politiques du fjord. Hildur se sent assez invincible par certains côtés, et les scènes où elle nage dans une eau glacée et trop agitée sont assez marquantes, brrrrrr.
Jakob est plus calme, mais son désespoir de père fait peine à voir. Heureusement qu'une certaine mercière du village est là maintenant pour le soutenir.
Tout cela pourrait gentiment ronronner, mais l'autrice m'a réveillée d'un seul coup avec la disparition de ses petites soeurs. Elle nous entraîne sur une piste que je n'avais vraiment pas vu venir et qui me fait déjà attendre avec impatience le troisième tome de la trilogie.
En résumé, une équipe qui tient la route, des personnages qui prennent de l'épaisseur et le problème des violences faites aux femmes en toile de fond. Et bien sûr, la rudesse du climat des fjords de l'Ouest, qui donnent vite une sensation d'isolement total.
Participation à Un hiver polar (Scandinavie, féminicide, arme à feu, jalousie)

Participation à Escapades en Europe, chez Cleanthe
L'autrice, d'origine finlandaise, est installée depuis longtemps en Islande.
Satu Rämö - Rosá & Björk - 432 pages
Traduit du finnois par Aleksi Moine
Editions du Seuil - 2025 -
L'appel des hauts

"A force de dévaler ses pentes, d'arpenter ses sentiers, de cueillir ses fruits, Karol s'est attaché à la montagne, lui qui n'avait vécu qu'en bord de mer. Il lui tarde de monter au lac, d'y reprendre sa place, leur place. C'est l'appel des hauts, lui avait dit François. Tu verras, à la fonte des neiges, quand tu entendras à nouveau l'eau chanter dans les torrents, tu ne résisteras pas".
C'est une histoire simple qui nous est relatée ici, dans un pays d'alpages, aux paysages magnifiques, préservé de l'agitation ordinaire.
Plusieurs personnes vont s'y croiser, ayant toutes une blessure intime qui les a poussées à s'éloigner de leurs contemporains. Karol est parti du bord de la Baltique, en Pologne, à pied, avec le but de rallier une autre mer, la Méditerranée. Peut-être la douleur qui le tenaille sera-t'elle moins forte après ce périple.
Un soir, il s'arrête à l'auberge de Lise et François, non loin de la frontière italienne. Il doit y passer la nuit, il y restera tout l'été. Le couple tient l'auberge à la belle saison et redescend dans la vallée l'hiver, chez ses enfants.
François a vu la souffrance de Karol. Il ne dit rien et se contente de l'emmener à la pêche, au bord d'un lac où dans le silence il lui apprend les gestes à faire. Karol y trouve de l'apaisement et ne reprend pas la route. Il apporte son aide lorsque l'auberge est pleine, Lise est contente d'avoir quelqu'un à gâter et François apprécie sa compagnie.
Lorsque la fin de la saison arrive, Karol choisit de rester et de faire des petits boulots en bas, dans la vallée, les villageois ont appris à le connaître et il est hébergé par un patron, puis par la femme médecin du petit bourg, Martha, au caractère bien trempé.
Il est toujours hanté par le drame qui l'a fait fuir et a hâte au printemps de retrouver son refuge à l'auberge et la vie qu'il y a menée l'année précédente.
La deuxième saison amènera une autre estropiée de la vie dans les parages, une jeune femme farouche, Tala, à qui François portera secours. Ce qui n'ira pas sans quelques remous dans la petite communauté.
Mais nous sommes dans un roman qui célèbre surtout la beauté de la montagne, le calme, la contemplation, le respect de la nature et de son rythme. L'ensemble est bienveillant, les tensions ne s'éternisent pas, les noeuds peuvent se dénouer pour peu qu'on le veuille vraiment.
C'est une histoire écrite avec délicatesse et qui me donne envie de découvrir les précédents romans de Sylvie Wojcik.
Participation aux Gravillons chez Sybilline

Sylvie Wojcik - L'appel des hauts - 142 pages
Editions Arlea - 2025 -
Bon dimanche
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En beaux caractères
"Un jour, les trois filles désormais adultes sont ensemble. D'une seule voix, à leur père qui habite le Sud et dont le passé semble enfoui, elles demandent : Raconte. Elles disent aussi : Emmène-nous, montre-nous ton pays. L'homme, solennel, répond : Ce qui m'est advenu quand j'étais enfant, je veux le transmettre. Puis il explique, se justifie, s'embrouille. Il n'a pas raconté, car il a bien peu interrogé sa grand-mère, ou sa mère. Avec la première il a manqué de patience, et avec la seconde, de temps."
Le thème de ce premier roman ne pouvait que m'attirer : une quête des origines, un pays d'Europe de l'Est, un voyage père-fille à la recherche d'un passé bouleversé par la deuxième guerre mondiale et une insurrection sanglante.
Je n'ai pas été déçue par cette sorte d'errance sur les lieux de l'enfance et de la jeunesse du père, Abram. Sa mémoire est fragmentaire, les lieux ont beaucoup changé, les frontières ont bougé, par exemple les terres ancestrales de la famille sont maintenant en Ukraine.
Sára, la narratrice, entremêle le voyage d'aujourd'hui aux déplacements passés de son père, Abram, au hasard des évènements familiaux ou politiques.
Ce n'est pas un récit linéaire, mais ressemble plutôt à une errance un peu floue, un lieu en rappelant un autre. Sára part parfois seule de son côté devant le refus du père de suivre, par fatigue ou peut-être peur de se confronter à des souvenirs trop douloureux. Cet aspect un peu brouillon reflète bien je pense le côté aléatoire d'une telle recherche. Des rencontres inattendues, d'autres émouvantes, une piste n'aboutissant nulle part, une autre rebondissant de manière inattendue ..
Le voyage commence à l'est de la Hongrie, à la frontière où était la propriété des parents d'Abram. Il a la joie de retrouver d'anciennes connaissances. Bien accueilli, l'ambiance se refroidit pourtant assez vite. Abram finit par comprendre que les paysans restés sur place ont peur qu'il réclame ses terres.
"Oui, Endre se souvient d'Anyja, sa mère. Il raconte qu'elle a gardé contact avec lui pendant près de quinze ans, par voie postale. Après. Après qu'ils étaient partis. La dernière fois qu'elle a donné de ses nouvelles, elle devait être opérée. Comment cela s'est-il passé ? Oui, comment, puisqu'il n'a pas eu de nouvelles ? Il hoche la tête. Il s'en était bien douté. Sára, sans rien comprendre à ce dialogue, devine, à observer les répétitions - échos répercutés de mots inconnus, de gestes ou de silences - que chacun conforte ce que dit l'autre, comme ce qu'il tait".
C'est l'occasion pour Abram de raconter à sa fille comment vivait la famille à l'époque, dans la belle maison à colonnes. Son père, sa mère, et ses deux grands-mères. Puis la guerre est arrivée, les Allemands d'abord, puis les Soviétiques qui ont commencé par distribuer la terre aux paysans et rendre la vie des "bourgeois" impossible. Première fuite de la famille.
Sára ne parle pas et ne comprend pas le hongrois, Abram traduit. Il ne se souvient plus toujours très bien des lieux où la famille est passée année après année. Ils sillonnent le pays d'Est en Ouest, jusqu'à la frontière autrichienne, là où il est passé en 1956, après l'insurrection qui avait soulevé tant d'espoir chez les Hongrois.
Sára a déjà entendu certaines histoires, d'autres par contre lui étaient inconnues. Elle respecte le rythme du père, ses silences, remplissant les vides de son imagination. Elle décrit le courage de la mère d'Abram, la vie clandestine du père qui s'est compromis aux yeux du pouvoir, la présence inamovible de sa grand-mère maternelle, prête à tout pour qu'il ait, lui, une vie meilleure. Et pour finir, la fuite à l'ouest où ils sont accueillis par la Suisse.
Les pages qui m'ont le plus tenue en haleine sont celles des journées d'insurrection en 1956 ou l'espoir est si fort, puis la fuite dans des conditions terribles, avec la peur constante d'être pris.
"Abram est préoccupé d'autre chose. Personne n'est parvenu à joindre Apja par téléphone, en dépit de plusieurs essais. Aussi cette nuit, il ne parvient pas à dormir. Et sa mère qui tente de scier les barreaux de fer, ne pourrait-elle pas arrêter ? Si les policiers se présentent, ce sera, dit-elle, à la porte de devant. En l'absence de barreaux nous pourrons fuir par la cour. De la rue où ils seront ils ne nous verront pas partir".
J'ai aimé l'atmosphère nostalgique qui plane sur ce roman aux forts accents autobiographiques. L'écriture est sensible, la musique accompagne souvent le père et la fille dans la voiture. Au fil de l'histoire on comprend mieux comment les évènements se sont enchaînés et ont pesé sur le destin de la famille.
Il m'a seulement manqué une carte de la Hongrie, avant et après la deuxième guerre mondiale, pour mieux suivre les déplacements d'Abram et Sára.
Une belle découverte.
Une interview de l'autrice ici
Merci à Masse critique (Babelio) et à l'éditeur.
Participation aux Gravillons

Dóra Kiss - En beaux caractères - 152 pages
Editions La Baconnière - 2026 -
Bon dimanche
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Elever
"J'ai cherché une paysannerie émancipée
Mais je n'ai trouvé que des trajectoires
projetées à vive allure dans le mur mondialiséMon travail recoller les miettes"
Voici un petit livre (Format 15x10, 120 pages) assez atypique qui m'a beaucoup plu, sur la trajectoire d'une jeune femme ayant choisi une voie incertaine, pleine de doutes, avec courage et ténacité.
Tout d'abord la forme, qui n'est pas sans rappeler Joseph Ponthus, moitié rimes, moitié prose. La lecture est fluide et coule toute seule.
Après des études supérieures de géographie et un emploi de consultante à l'international, Elsa Sanial lâche tout pour travailler dans une ferme, en Haute-Loire. Ses grands-parents étaient paysans. Elle choisit d'élever des brebis, pas pour le lait précise-t'elle, mais pour la viande. Donc elle les élève pour les tuer et se débrouille comme elle peut avec cette réalité là, sans esquiver la finalité et l'ambiguïté de sa position.
"En allant aux Fayes, j'ai toujours eu l'impression de rentrer chez moi et pourtant maintenant que j'y vis et que j'y élève, je suis bien loin des récits paysans de mes ancêtres. Ce que je vis est également bien loin de ce que vivent mes voisins éleveurs. Et tout aussi loin des réalités de mes anciens collègues chercheurs et de mes amis.
Alors qui suis-je, menant les bêtes au pâturage ?"
Ses questionnements sont nombreux, elle les énumère ainsi que les difficultés au quotidien. Elle est installée avec son compagnon, Xavier, qui en plus de la ferme a une activité d'infirmier. Ils triment dur tous les deux, sous l'oeil pas toujours compréhensif ou bienveillant de l'entourage.
"Mères, amies et commentatrices
Je ne suis pas une femme inachevée cherchant
partout ses petits
Mon utérus n'est pas un vide à combler
C'est une autre force qui m'anime pour
accueillir ces bêtes"Elle se heurte bien sûr au sexisme ordinaire, auquel elle ne répond pas. De plus, sa manière de travailler, à l'ancienne, en heurte plus d'un.
"Lorsque je suis seule dans un pré et que je vois un pick-up blanc arriver, la présence de mes chiens à mes côtés me rassure. Ces pick-up blancs transportant la moustache d'autres éleveurs sillonnent la campagne. Alchimie des temps modernes ils sont la transmutation de l'argent de la PAC. Exosquelettes, ils sont puissance masculine carnée, incarnée et excarnée."
"Si parfois les pick-up s'arrêtent, c'est surtout pour verbaliser leur mépris. Jolie bergère, tu vas à la foire ? tu t'amuses bien ?"
Les passages les plus drôles (sic) sont ceux reproduisant les textes administratifs encadrant son activité. Je vous épargne un extrait, complètement indigeste. Mélange de fou-rire et de colère en lisant ce charabia, la multiplicité des règles et leur absurdité pour certaines.
Ecrit avec sensibilité et nuances, ce texte aborde tous les aspects du travail de l'éleveuse, son quotidien, les douleurs du corps, la fatigue, les découragements, mais aussi les moments de joie. On y apprend beaucoup sur les brebis. C'est un parcours parmi tant d'autres, si différents, du monde paysan.
Je le rapproche du livre de Blaise Hofmann "Faire paysan" témoignage d'une jeune génération qui essaie de faire sa place autrement, dans le monde d'aujourd'hui, en se cognant parfois à la génération précédente.
"Epuisé, l'agneau se relève et cherche. Aveuglément. Un recoin chaud ressemblant à l'aine de sa mère où il trouvera la mamelle. Il cherche dans la fourrure, il cherche dans les angles de la bergerie. Il cherche contre mes jambes ou dans ma main si je suis trop proche. Il cherche partout où il peut fourrer son museau. Il sait ce qu'il cherche, il ne sait pas où le trouver. Il se cogne, il tombe. Il est bousculé par les autres brebis qui lui indiquent sa place dans la hiérarchie du troupeau. Il ne connaît rien, mais il est mû. Je voudrais le guider. Je ne le touche pas."
Un texte court, fort et sincère. Un éclairage sur le monde agricole. A lire.
La maison d'édition : Créée en 2022 par Anne Kawala et Marc Perrin, sahus sahus éditions est basée en Haute Loire, dans le hameau du Fraisse, à Laussonne. Sahus signifie sureau en patois d'ici et des sureaux sont là autour de la maison les Sahus qui abrite sahus sahus éditions. La maison est en chantier. Des ami-es, seul-es ou en groupe, la fréquentent pour aider à le retaper, pour s'y reposer, pour y travailler leur recherche, pour ensemble discuter et nourrir nos forces communes.
Participation au challenge "Les gravillons" chez Sybilline

Elsa Sanial - Elever - 130 pages
Sahus Sahus Editions - 2026 -
Podcasts
Je crois que beaucoup d'entre vous savent que je suis fan de radio depuis longtemps, bien plus que d'autres medias, radios publiques essentiellement. Je déplore la baisse de qualité des dernières années, mais il y a encore de belles émissions à se mettre sous la dent et des journalistes qui font bien leur travail.
Fabrice Drouelle en fait partie. C'est une voix familière sur France-Inter où il a occupé divers postes. J'admire sa diction et la clarté de ses exposés.
J'écoute la radio la plupart du temps en direct, j'aime bien me laisser surprendre par certains sujets ou invités vers lesquels je ne serais pas allée spontanément. Tout cela pour vous dire que lorsque j'ai appris que France-Inter venait enregistrer trois émissions à Rouen, je me suis inscrite tout de suite pour "Affaires sensibles".
C'est une émission que j'apprécie, menée sobrement par Fabrice Drouelle et qui traite de grandes affaires du passé, de procès, d'énigmes toujours pas résolues etc ...
Je ne connaissais pas à l'avance le thème de l'émission, ce fut l'attentat du DC-10 d'UTA (19 Septembre 1989) du point de vue des victimes. L'invité qui intervenait dans le dernier quart d'heure était Guillaume Denoix de Saint-Marc, Président de l'association des Familles de l'attentat du DC-10 d'UTA.
C'était passionnant à suivre et intéressant de voir le déroulement de l'émission dans les conditions du direct (enregistrement à 11 h - diffusé à 15 h l'après-midi).
Je ne vous en dis pas davantage et vous renvoie sur le podcast ici

J'en profite pour vous signaler les podcasts Toutoui, animés par une blogueuse que les plus anciennes connaissent, d'abord sous le pseudo d'Yspaddaden, puis Sandrine (Tête de lecture). Sandrine a d'abord écrit pour les autres avant de se lancer à son compte. N'hésitez pas à aller la visiter (lien vers sa présentation ici), les sujets abordés sont déjà nombreux.
Bonne écoute !
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Bon dimanche





