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  • Je lis donc je suis

    Petit jeu traditionnel de fin d'année qui commence à circuler sur les blogs. Je m'y suis attelée et voici le résultat. Une question est restée sans réponse (la même tous les ans). C'est toujours amusant à faire, et parfois surprenant. 

    Décris-toi
    La femme à la valise

    Comment te sens-tu ?
    Jambes cassées, coeurs brisés

    Décris où tu vis actuellement
    Plus bas dans la vallée

    Si tu pouvais aller où tu veux, ou irais-tu ?
    Highlands

    Ton moyen de transport préféré
    -----------

    Ton/ta meilleur(e) ami(e) est ...
    Une femme sauvage

    Toi et tes amis vous êtes ...
    Les parias

    Comment est le temps ?
    Dans l'oreille du cyclone

    Quel est ton moment préféré de la journée ?
    Minuit sur le canal San Boldo

    Qu'est la vie pour toi ?
    Le festin

    Ta peur ?
    Les chiens de chasse

    Quel est le conseil que tu as à donner ?
    Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques

    La pensée du jour
    Un monde à refaire

    Comment aimerais-tu mourir ?
    En eaux dangereuses

    Les conditions actuelles de ton âme ?
    Le coeur à rire et à pleurer

    Ton rêve ?
    Les cyprès de Patmos

    A vous de continuer si vous en avez envie.

    je lis donc je suis

  • Bon dimanche

    Le brouillard ne se lève pas dehors, un brouillard plus symbolique règne dans pas mal d'esprits en cette fin d'année, nos médias cultivent surtout la peur et la noirceur, alors pour cette dernière vidéo de l'année j'ai choisi la légèreté et la joie. Quoi de mieux pour cela qu'un bon vieux Fred Astaire, virevoltant avec Ginger Rogers. Bonne fin d'année.

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    Crédit photo : Bettmann

  • Joyeux Noël

    Belles fêtes de Noël à toutes et tous !

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    Château de Villandry - Décembre 2024

  • Pause

    Je vous quitte une huitaine de jours, le temps d'une incursion dans les pays de Loire où les châteaux se mettent à briller de tous leurs feux et décorations de Noël. J'y suis allée il y a deux ans et en suis restée éblouie, je suis ravie d'y retourner (en priorité : Chenonceau, Cheverny, Villandry).

    A bientôt et je vous souhaite d'ores et déjà d'excellentes fêtes de fin d'année.

    château de la loire,noël
    Cheverny

  • Mater Dolorosa

    Mater Dolorosa.jpg

    "Comment tu le sais ?"
    Je le sais. Et toi aussi, tu sais qui l'a fait. "Je l'ai dit", pense Inès. Cela fait des semaines qu'on se tait, des semaines qu'on tourne autour du pot, qu'on esquive la vérité et qu'on change de thème. Cette fois elle l'a dit et elle attend l'éruption. Mais curieusement elle ne vient pas".

    Je suis fidèle à l'auteur depuis "L'eau rouge" et je me demandais si cette nouvelle parution allait être à la hauteur des précédentes. La réponse est oui, sans réserve.

    L'histoire commence comme un polar et se joue principalement entre trois personnes, un policier, une mère, une fille. Nous savons très vite qui est le meurtrier, mais il reste hors champ et énigmatique. Ce n'est pas le sujet majeur du roman.

    Ce qui intéresse l'auteur ici, ce sont les conséquences d'un meurtre sur les proches, de quelle manière une famille et un entourage sont impactés pour toujours.

    Nous sommes à Split, ville de Croatie, à la fin de la période touristique où elle se vide brutalement et montre un aspect terne et sans vie. Tout ferme jusqu'à la prochaine saison.

    C'est dans ce contexte qu'une jeune fille de dix-sept ans est retrouvée, tuée dans une usine désaffectée, vestige de l'époque communiste. L'enquête est confiée à Zvone, un jeune policier qui s'évertuera à découvrir la vérité, en dépit des obstacles. Zvone n'a pas une vie très gaie, il s'occupe de son "père-enfant", chez qui il habite, un homme amorphe qui ne s'est pas remis de la guerre en ex-Yougoslavie.

    Ailleurs en ville, une famille va vite comprendre que le fils de la maison, Mario est mêlé à ce meurtre. Il s'agit d'Inès, la fille, qui travaille dans un hôtel touristique et de sa mère, Katja, la "Mater Dolorosa", qui trouve du réconfort en allant prier à l'église où elle est pourtant assez mal considérée.

    A partir de là va se dérouler une partie serrée, aux enjeux cruciaux, entre rester fidèle à la famille ou choisir la justice. L'auteur excelle à entrer dans la psychologie de chaque personnage et décortiquer les relations intrafamiliales, faites essentiellement de non-dits.

    Comme d'habitude chez l'auteur, l'arrière-fond politique et social est présent, avec la rupture de la guerre dont personne n'est vraiment remis. Les traumatismes sont là, les rancoeurs aussi, certains s'en sont très bien sortis.

    Je me suis vite attachée au personnage d'Inès qui se débat entre culpabilité, colère, dégoût, envie que la vérité éclate, que son frère soit mis hors d'état de nuire et peur d'être celle qui va risquer de détruire la famille.

    Katja, la mère, est une femme farouche, têtue, assez redoutable en fait et menant tout le monde là où elle veut. Ce n'est pas la première fois qu'un personnage de vieille femme se montre intraitable et écrasant chez l'auteur. Le poids des traditions ?

    Le rythme du roman est lent et va en profondeur, faisant le tour de toutes les possibilités avec finesse. Le dénouement va-t'il être satisfaisant ? La morale sera-t'elle sauve ?

    Je vous laisse le découvrir si vous en avez envie. De mon côté, je vais attendre le prochain roman avec impatience.

    Sur le blog : La femme du deuxième étage - Le collectionneur de serpents

    L'avis d'Alex   

    Pavičić Jurica - Mater Dolorosa - 416 pages
    Traduit du croate par Olivier Lannuzel
    Agullo Noir - 2024

  • Bon dimanche

    Aujourd'hui ce sera Beethoven et je vous explique pourquoi. Cette ouverture m'est restée dans la tête depuis que j'ai vu le film "En fanfare" où elle est dirigée par un des personnages principaux.

    Pourquoi ce morceau là précisément, je ne sais pas. En tout cas, je ne saurais trop vous conseiller d'aller voir le film, j'ai passé un excellent moment entre rires et émotion, sur fond de crise sociale, avec la musique omniprésente, à mon grand plaisir. Attention à la bande-annonce, elle en dit un peu trop.

    Mes deux conseillères cinéma vous en parleront mieux que moi, Pascale ici et - Dasola - Miriam

    Metteur en scène :  Emmanuel Courcol
    Interprètes principaux : Benjamin Lavernhe - Pierre Lottin - Sarah Suco


    En fanfare.jpg

  • Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques

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    "Il rit, son piège se referme. "Rien d'autre que six ans pour coups et blessures envers un représentant des forces de l'ordre". Il me fixe d'un regard noir, avec la confiance d'un homme qui sait que le système tout entier est de son côté, un homme qui vient de me pousser à le supplier pour le compte de mon client. Je fais comme si je me sentais humilié. Parfois mieux vaut laisser s'amuser les idiots".

    Justin Sykes est avocat commis d'office. ll a connu des temps plus brillants, dans un cabinet prestigieux, carrière ascendante assurée, rémunération à la hauteur, mais il a joué les lanceurs d'alerte et en a payé le prix. Il sait qu'il ne peut maintenant que végéter dans son rôle auprès des laissés pour compte en tous genres.

    Il est assez surpris lorsqu'un truand en prison lui propose un deal. Il va donner des conseils une fois par semaine à des stripteaseuses, dans un club privé, pendant une heure. Il encaissera 1000 dollars, passera obligatoirement une nuit au motel d'en face et repartira le matin, sans poser de questions.

    Apparemment rien d'illégal et il a besoin de cet argent, il ne roule pas sur l'or. Par ailleurs il en a assez des discussions de marchands de tapis pour négocier des peines auprès d'un procureur-adjoint idiot, lequel s'est mis en tête de se faire élire comme procureur, tout comme son père avant lui. Il sent que c'est louche, mais accepte quand même la proposition.

    Quand l'auteur se focalise sur un milieu, on peut compter sur lui pour le dézinguer avec une bonne dose de cynisme et beaucoup de drôlerie. C'est encore le cas ici, où le système judiciaire américain est sur la sellette, avec ses marchandages, ses coups fourrés, sa mauvaise foi. Une comédie bien rodée.

    Evidemment gagner 1000 dollars aussi facilement a quelques contreparties que Justin découvrira au fur et à mesure. Pris en tenaille entre des trafiquants et le procureur-adjoint pas si idiot que cela, il aura fort à faire pour se sortir d'un très mauvais pas.

    Pas sûr que la morale soit sauve à la fin du roman, mais j'ai passé un bon moment, même si j'ai trouvé l'histoire un peu plus superficielle que mes lectures précédentes. Je m'attendais à plus de mordant.

    Cette lecture me permet de participer au challenge "Monde ouvrier et Mondes du travail" chez Ingannmic

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    L'avis d'Anne et Alex

    Sur le blog : Les tribulations d'un précaire - Arrêtez-moi là

    Iain Levison - Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques - 240 pages
    Traduit de l'anglais par Emmanuelle Aronson et Philippe Aronson
    Editions Liana Levi - 2024