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Hildur

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"Elle regarda le poulet qu'elle venait de réchauffer au micro-ondes et pensa à sa situation. Ce moment allait vite passer. Ce n'était pas le première fois qu'elle éprouvait un effondrement pareil. Il fallait juste qu'elle tienne face à la tristesse".

Je n'étais pas allée en Islande depuis trop longtemps, aussi je n'ai pas hésité à mettre la main sur ce polar lorsque je l'ai vu à la bibliothèque.

L'intrigue se passe à Ísafjorður, dans les fjords de l'ouest, le genre de région où il faut être né pour supporter les aléas climatiques, le froid, les tempêtes, les nuits interminables et l'isolement qui va avec.

Hildur, inspectrice de police, se plaît dans sa petite ville, où elle connaît tout le monde. Elle porte un lourd fardeau, la disparition inexpliquée de ses deux petites soeurs, vingt-cinq ans plus tôt. Ce drame a pesé lourd sur sa vie et elle n'a pas abandonné l'idée d'éclaircir un jour le mystère.

Pour le moment, elle attend l'arrivée d'un stagiaire venu de Finlande, Jakob Johanson. Ils vont travailler en équipe sous la direction de Beta, supérieure compétente et compréhensive.

Détail amusant, Jakob tricote pour se détendre les nerfs. Il semblerait que ce soit moins rare en Islande que chez nous. Le temps de l'enquête lui permettra de réaliser un magnifique pull islandais. Jakob traverse lui-même une épreuve pénible, la dissolution de son mariage et le refus de son ex-femme de lui laisser voir son fils.

Dans ce coin perdu plutôt tranquille, une avalanche vient de permettre de trouver le cadavre d'un vieil homme à la réputation sulfureuse, sans aucun doute pédophile. Ce n'est pas l'avalanche qui l'a tué. Dans la foulée, la découverte de deux autres cadavres montre que les trois morts sont liés. Reste à trouver par quoi.

L'un des trois morts est un proche d'Hildur, elle va donc devoir affronter les difficultés de l'enquête et la tempête émotionnelle déclenchée par une perte personnelle. De plus, elle pense être aussi sur la piste de ses petites soeurs.

C'est ce que j'appelle un polar "pépère", pas de surenchère sanglante, on y parle de l'enquête mais aussi des habitudes de vie des habitants, des relations avec la lointaine capitale, des déplacements difficiles et finalement je me suis plus attachée aux enquêteurs qu'à l'intrigue.

C'est le premier tome d'une série, je suis prête à continuer lorsque le deuxième paraîtra.

L'avis d'Antigone Cathulu Eimelle

Satu Rämö - Hildur - 448 pages
Traduit du finnois par Aleksi Moine
Editions du Seuil - 2024

Commentaires

  • Oui, les deux enquêteurs sont attachants et la description de la vie d'une petite ville islandaise est agréable à suivre.

  • Pas souvenir d'avoir lu un polar islandais , et encore moins d'un homme qui tricote...je le note.
    Heureuse de te retrouver!

  • Merci Marie-Claude et bonne lecture si tu te décides.

  • "pas de surenchère sanglante" mais quand même trois morts dans le village :-) je n'embarque pas cette fois, pas trop envie d'Islande, d'ailleurs je suis dans un roman noir plein de blizzard, on pourrait s'y croire...

  • C'est un polar, il faut bien quelques morts .. ;-) Je t'accorde que ce n'est pas une lecture indispensable, mais j'ai passé un moment agréable. Je crois savoir ce que tu lis en ce moment.

  • Déjà noté, et bien évidemment pas encore disponible. Je me demande si je ne suis pas allée dans le coin...

  • J'ai eu de la chance, ma bibliothèque l'a eu très vite. Si tu le lis, ça t'aidera sans doute à te rappeler si tu y es allée ou pas.

  • Ah ! la pause est finie ? tant mieux ! Je ne suis pas allé jusque Ísafjorður, mais ton billet m'incite à lire ce livre. Je lis très peu Hildur, j'ai toujours un autre polar à lire avant, il faut que je m'y mette car c'est un auteur de qualité la preuve : il dure. (oui, c'est nul mais le matin je ne suis pas au plus haut de ma forme !) Bonne journée Aifelle!

  • J'aime bien les polars au rythme assez tranquille et dont les enquêteurs sont attachants. Je préfère ça aux rythmes trépidants mais trop stressants pour moi

  • la forme ???
    c'est un polar que j'ai noté car de temps à autre ce type de polar me plait bien , je ne suis pas en manque de sang et autre truc trash alors juste les paysages islandais ça me va parfaitement bien

  • Bon, moi j'aime bien quand il y a un peu de sanglant... il me semble que la petite sœur de l'enquêteur d'Arnaldur Indridason a aussi disparu non ? Ah non, je viens de vérifier, c'est son petit frère qu'il a perdu dans une tempête .. je confondais avec son titre La cité des jarres, qui évoque ces disparitions islandaises, qui constituent paraît-il une véritable obsession..

  • Ravie de te retrouver! :)
    J'ai noté ce titre chez Antigone et tu confirmes que ça vaut le coup pour un petit polar sympa et dépaysant.

  • Ça fait un moment aussi que je ne suis pas revenue en Islande ! Avec un polar pépère sympa, oui, pourquoi pas ?

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