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L'appel des hauts

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"A force de dévaler ses pentes, d'arpenter ses sentiers, de cueillir ses fruits, Karol s'est attaché à la montagne, lui qui n'avait vécu qu'en bord de mer. Il lui tarde de monter au lac, d'y reprendre sa place, leur place. C'est l'appel des hauts, lui avait dit François. Tu verras, à la fonte des neiges, quand tu entendras à nouveau l'eau chanter dans les torrents, tu ne résisteras pas".

C'est une histoire simple qui nous est relatée ici, dans un pays d'alpages, aux paysages magnifiques, préservé de l'agitation ordinaire.

Plusieurs personnes vont s'y croiser, ayant toutes une blessure intime qui les a poussées à s'éloigner de leurs contemporains. Karol est parti du bord de la Baltique, en Pologne, à pied, avec le but de rallier une autre mer, la Méditerranée. Peut-être la douleur qui le tenaille sera-t'elle moins forte après ce périple.

Un soir, il s'arrête à l'auberge de Lise et François, non loin de la frontière italienne. Il doit y passer la nuit, il y restera tout l'été. Le couple tient l'auberge à la belle saison et redescend dans la vallée l'hiver, chez ses enfants.

François a vu la souffrance de Karol. Il ne dit rien et se contente de l'emmener à la pêche, au bord d'un lac où dans le silence il lui apprend les gestes à faire. Karol y trouve de l'apaisement et ne reprend pas la route. Il apporte son aide lorsque l'auberge est pleine, Lise est contente d'avoir quelqu'un à gâter et François apprécie sa compagnie.

Lorsque la fin de la saison arrive, Karol choisit de rester et de faire des petits boulots en bas, dans la vallée, les villageois ont appris à le connaître et il est hébergé par un patron, puis par la femme médecin du petit bourg, Martha, au caractère bien trempé.

Il est toujours hanté par le drame qui l'a fait fuir et a hâte au printemps de retrouver son refuge à l'auberge et la vie qu'il y a menée l'année précédente.

La deuxième saison amènera une autre estropiée de la vie dans les parages, une jeune femme farouche, Tala, à qui François portera secours. Ce qui n'ira pas sans quelques remous dans la petite communauté. 

Mais nous sommes dans un roman qui célèbre surtout la beauté de la montagne, le calme, la contemplation, le respect de la nature et de son rythme. L'ensemble est bienveillant, les tensions ne s'éternisent pas, les noeuds peuvent se dénouer pour peu qu'on le veuille vraiment.

C'est une histoire écrite avec délicatesse et qui me donne envie de découvrir les précédents romans de Sylvie Wojcik.

Participation aux Gravillons chez Sybilline

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Sylvie Wojcik - L'appel des hauts - 142 pages
Editions Arlea - 2025

Commentaires

  • Un roman sensible avec la montagne pour toile de fond, je suis obligée de le noter dans ma liste de voeux.

  • On ne sait jamais, mais j'ai plus d'affinités avec la mer ou la campagne bien platouille de par chez moi...

  • Une autrice que je ne connais pas...mais je sens beaucoup de sensibilité...je le note bien sûr!!!

  • Je ne connais pas cette autrice, et; pour tout dire, s'il ne se passe pas grand chose, je ne suis pas sûre que ça me convienne...

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