Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Bon dimanche

    Je reviens un dimanche avec un conseil cinéma. Il va pleuvoir aujourd'hui, si vous avez la chance qu'il passe chez vous allez voir le documentaire de Philippe Béziat "Nous, l'orchestre". J'avais adoré son précédent film "les Indes Galantes", je me doutais que j'aimerais celui-ci.

    Il se penche aujourd'hui sur les coulisses de l'Orchestre de Paris, le travail collectif des musiciens et du chef pour arriver à l'harmonie parfaite. Le tournage a eu lieu essentiellement à la Philarmonie de Paris, magnifique bâtiment que je n'ai pas (encore) eu l'occasion de visiter.

    J'ai passé un excellent moment, immergée dans la musique. J'ai aimé que l'ouverture du film se fasse sur un jeune chef fougueux, Klaus Mäkelä, Finlandais de 30 ans, tout en mouvement et enthousiasme et se termine avec Herbert Blomstedt, 97 ans, nettement moins remuant, mais tellement fin dans sa direction.

    Entretemps, les musiciens se confient au réalisateur, certains sont là depuis quarante ans, d'autres viennent de commencer. Cette longue cohabitation ne va pas sans heurts, le réalisateur a eu la bonne idée de grouper toutes les vacheries possibles, les propos peu aimables, au milieu du film. La séquence n'est pas longue, mais assez amusante, les conflits, les tensions, les inimitiés personnelles, tout y passe, comme dans n'importe quel milieu professionnel. 

    Bien vite, retour à la musique, Stravinsky, Bartók, Chostakovitch, Ravel, Rimsky-Korsakov, Bruckner ... un bain de musique bienvenu. J'ai été frappée par l'extrême concentration des musiciens en pleine répétition. Pas question que l'esprit s'égare quelques secondes.

    Une parenthèse dans le tapage actuel, une bulle d'évasion bienfaisante.

    Philippe.jpg